Communiqué de presse : participation de la France à la remise du Prix Nobel de la Paix 2017

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Communiqué de presse

Participation de la France à la cérémonie de remise du Prix Nobel de la Paix 2017

Oslo, 30 novembre 2017

Comme chaque année, la France sera représentée à la cérémonie de remise du Prix Nobel de la Paix, le 10 décembre. En l’occurrence, en 2017, la France sera représentée par le diplomate du rang le plus élevé après l’Ambassadeur. La France reconnaît ainsi l’important travail mené par le Comité Nobel et respecte l’indépendance de ce dernier.

La France saisit l’occasion pour rappeler son engagement en faveur du désarmement nucléaire, dans le cadre du traité de non-prolifération, et son souhait de créer les conditions d’un monde sans armes nucléaires.

Pour de plus amples informations, voir les points de presse du porte-parole du Quai d’Orsay :

06/10/2017 - Paris - Point de presse, Prix Nobel de la Paix

Le choix du comité Nobel d’attribuer à la « Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires » (« International campaign for the abolition of nuclear weapons ») le prix Nobel de la Paix 2017 témoigne de l’importance de la non-prolifération nucléaire dans un contexte marqué par la crise nord-coréenne.
La France souhaite créer les conditions d’un monde sans armes nucléaires. Elle est pleinement engagée en faveur du désarmement nucléaire, avec un bilan exemplaire : réduction de moitié de son arsenal depuis la fin de la guerre froide, fermeture et démantèlement de son centre d’expérimentations dans le Pacifique, signature et ratification du traité d’interdiction complète de essais nucléaires, démantèlement de ses installations de production de matières fissiles pour des armes, démantèlement de ses missiles sol-sol, transparence poussée sur la composition de son arsenal. La France a également contribué de façon active aux négociations qui ont permis la conclusion d’un accord exigeant, solide, robuste et vérifiable sur le nucléaire iranien. Elle est attachée à une mise en oeuvre rigoureuse de cet accord.
Notre politique obéit au principe d’efficacité. La France est attachée à l’édifice bâti autour du traité de non-prolifération nucléaire. Comme l’a rappelé M. Jean-Yves Le Drian lors de son discours de clôture de la semaine des ambassadeurs le 31 août, ce traité « constitue le dispositif le plus équilibré et par conséquent le plus robuste dans ce domaine ».
C’est à ce titre que la France défend l’entrée en vigueur du traité d’interdiction complète des essais nucléaires, la négociation d’un traité d’interdiction de la production de matières fissiles pour des armes et la poursuite par les États-Unis et la Russie de la réduction de leurs arsenaux nucléaires.

03/04/2017 - Paris - Point de presse, Nations unies - Traité d’interdiction des armes nucléaires

Q - Pourquoi la France ne participe-t-elle pas à la conférence des Nations unies pour négocier un traité d’interdiction des armes nucléaires ? Que fait-elle pour mettre en oeuvre son engagement de désarmement nucléaire au titre de l’article VI du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) ?
R - La France a voté contre la résolution 71/258 (2016) de l’Assemblée générale des Nations unies ouvrant les négociations sur un traité d’interdiction des armes nucléaires et elle ne participe pas aux négociations de ce traité qui se sont tenus à New York du 27 au 31 mars et qui se poursuivront du 15 juin au 7 juillet 2017.
Le projet de traité d’interdiction des armes nucléaires est en décalage avec le contexte stratégique, caractérisé par les tensions régionales et la prolifération des armes de destruction massive, dont témoigne par exemple la menace nucléaire nord-coréenne. Dans ce contexte, la France et l’OTAN continuent de fonder leur sécurité ultime sur la dissuasion nucléaire.
La France demeure également préoccupée par le fait qu’un traité d’interdiction des armes nucléaires divisera les États parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui demeure la pierre angulaire du système de sécurité collective.
La France a déjà pris des mesures concrètes et substantielles de désarmement nucléaire, notamment en réduisant de moitié son arsenal nucléaire, en arrêtant les essais nucléaires et en cessant, de manière irréversible, la production de matières fissiles pour la fabrication d’armes nucléaires.
Pour la France, la négociation d’un traité interdisant la production de matières fissiles pour la fabrication d’armes nucléaires (FMCT, dit traité « cut-off ») est une priorité et la prochaine étape logique du désarmement nucléaire, avec l’entrée en vigueur rapide du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE). Ces deux instruments sont complémentaires car ils permettent de limiter le développement qualitatif et quantitatif des arsenaux nucléaires.
La réduction des arsenaux nucléaires russes et américains, qui représentent 90% du stock mondial d’armes nucléaires, est une autre priorité importante.
Nous poursuivrons également nos efforts en faveur de la sécurité et de la stabilité internationales, y compris dans la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive./.

publié le 30/11/2017

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