Discours du 14 juillet 2018 [no]

A l’occasion de la réception donnée à la résidence de France pour la fête nationale, M. l’ambassadeur Jean-François Dobelle a prononcé son discours du 14 juillet.

Chers compatriotes,
Chers amis norvégiens,

Il est d’usage, lors de la célébration de la fête nationale, de se féliciter de l’excellence des relations entre nos deux pays. Je ne dérogerai pas à cette règle, et vous confirme que nos relations bilatérales sont au beau fixe, comme l’illustrent les deux entretiens que la Première ministre norvégienne, Mme Erna Solberg, a eus à Paris depuis le début de l’année, avec le Président de la République, respectivement les 27 février et 6 juillet ; comme l’illustre également le triplement de la subvention gouvernementale norvégienne au lycée français d’Oslo qui va accueillir, à la rentrée, 602 élèves ; comme l’illustrent encore les 10 escales de navires de la Marine nationale française dans des ports norvégiens depuis le 1er janvier 2018, dont Oslo, Bergen, Stavanger et Tromsø ; comme l’illustrent enfin plusieurs bonnes nouvelles dans le domaine économique, parmi lesquelles l’obtention par Alstom et Thalès de deux des trois contrats Bane Nord pour la modernisation de la signalisation ferroviaire du pays, et la conclusion par Nexans d’un important contrat auprès d’Equinor pour la fourniture des câbles ombilicaux entre la plateforme Troll A et les réserves de gaz naturel distantes de 25 kilomètres, témoignant de l’excellence de cette entreprise française qui aura été présente à tous les stades de l’épopée norvégienne dans les hydrocarbures. A cela s’ajoute l’impressionnante mue du groupe Total en Norvège, marquée par sa fusion avec le danois Marsk Oil et l’optimisation de ses participations dans les différents champs pétrolifères norvégiens, lesquels assurent près de 10% de la production du groupe. Je tiens enfin à saluer le dynamisme retrouvé de la section des Conseillers du commerce extérieur de la France, sous la houlette de sa nouvelle présidente, Mme Annie Pin. L’organisation des journées nordiques fut, de l’avis général, un sans-faute, et je peux témoigner de l’excellence des travaux réalisés et de l’engagement de tous, signe d’une vitalité retrouvée.

De manière plus générale, nous nous réjouissons et nous enorgueillissons d’être un des principaux partenaires stratégiques de la Norvège.

Mais je ne voudrais pas non plus vous lasser en répétant chaque année le même discours sur les valeurs, les intérêts ou les analyses partagés. Je souhaiterais plutôt me plonger dans l’histoire pour retrouver plusieurs preuves, traces ou illustrations de l’amitié qui unit de longue date nos deux peuples et nos deux cultures.

1. Premier exemple, celui du roi Louis-Philippe, duc d’Orléans, qui fut le dernier roi à régner en France entre 1830 et 1848. Il séjourna plusieurs semaines en Norvège, en 1795, alors qu’il avait pris le chemin de l’exil, et que son père, Philippe-Egalité, avait été guillotiné sous la terreur un an et demi plus tôt. Voyageant sous un nom d’emprunt, en compagnie du marquis de Montjoie, il se rendit, notamment, à Bodø, à Hammerfest et jusqu’au Cap nord. Premier Français à s’aventurer dans cette contrée lointaine, il en gardera une grande fierté. Près de quarante ans plus tard, en 1838, il dépêcha une frégate qui achemina, en signe de reconnaissance de l’accueil chaleureux qui lui avait été réservé sur place, un buste en bronze, qui devait être malheureusement être détruit pendant la guerre, en 1944. Le Général De Gaulle offrira un nouveau buste à la Norvège, que l’on peut toujours contempler dans les locaux du centre touristique du Cap nord. Plusieurs peintres, dont le norvégien Peder Balke, devaient immortaliser le voyage du duc d’Orléans au Cap nord. En 1846, Balke vendit à Louis-Philippe une trentaine de peintures représentant les lieux où il était passé. Ces œuvres sont aujourd’hui conservées au Musée du Louvre.
Ajoutons que Louis-Philippe et son compagnon, qui se prétendaient suisse ou allemand, voyageaient incognito sous les noms de Müller et Froberg. Les accompagnaient un domestique, Baudoin, et un interprète, l’Islandais Holm. Lors de leurs étapes, les jeunes touristes logeaient chez le pasteur local, ou un riche marchand dont l’habitation tenait lieu d’auberge. Ils étaient munis d’un passeport délivré par le roi du Danemark, à Copenhague, et d’une lettre de recommandation de l’évêque de Trondheim. Mais c’est chez un pêcheur, à Kirkestappen, une île aujourd’hui inhabitée, qu’ils passèrent leur dernière nuit avant d’atteindre le Cap nord, le 24 août 1795. Leur retour vers la Suisse se fit par la Laponie et la Suède. Selon la légende, le futur Louis-Philippe aurait laissé dans cette contrée une descendance assez nombreuse. Je ne résiste pas au plaisir de relater un extrait d’une chronique de l’époque :

« Il arriva ici une fois des contrées du sud, où les arbres portent des pommes d’or, un grand prince qui cachait, comme dans les contes de fées, son haut rang et sa fortune, sous le simple habit de laine norvégien. D’abord, on le prit pour un étudiant curieux qui cherchait à s’instruire en parcourant le pays, ou pour un marchand qui voulait connaître l’état de la pêche aux Lofoten, d’autant qu’il était doux, honnête, et nullement difficile à servir. Mais bientôt, on reconnut que c’était un personnage de distinction, car il avait avec lui un compagnon de voyage qui ne lui parlait jamais qu’en se découvrant la tête, qui couchait sur le plancher, tandis que le prince couchait dans un lit ».

2. Autre anecdote, survenue cette fois dans des circonstances tragiques, en 1870, soit 22 ans après la chute de Louis-Philippe, lors de la guerre qui éclata entre la France et la Prusse, laquelle devait entraîner la chute de Napoléon III, la défaite des armées françaises et le siège de Paris. En novembre 1870, la ville de Paris assiégée comptait pour la dégager sur une sortie du Général Ducrot, ainsi que sur le renfort des troupes dirigées depuis Orléans par le Général d’Aurelle de Paladines. Les deux offensives, pour être couronnées de succès, devaient être coordonnées. A cet effet, le ballon dénommé « Ville d’Orléans » devait acheminer un paquet de dépêches à Orléans, et à la Commission de la Défense nationale, retranchée à Tours. L’un des seuls moyens de communication qui restaient aux Parisiens pour traverser les lignes prussiennes était en effet d’envoyer, au cœur de la nuit, des ballons dirigeables. La percée décisive n’aura jamais lieu, faute pour le Général d’Aurelle de Paladines d’avoir reçu l’ordre de faire avancer ses troupes. Qu’était-il advenu à nos deux aéronautes, Paul Rolier et Léon Béziers ? Alors qu’ils s’étaient envolés, le 24 novembre 1870, de la gare du nord à destination de Tours, les deux héros de cette aventure comprirent vite, en survolant la mer, qu’ils étaient perdus. Leur soulagement fut grand lorsqu’ils touchèrent la terre ferme, ou plutôt la neige profonde de Lifjell, au cœur du Telemark, le lendemain, après un périple de plus de 14 heures, au cours duquel ils avaient parcouru, au gré des caprices des vents, et au péril de leur vie, plus de 1200 kilomètres. Cette étonnante ascension fait désormais partie des annales de la navigation aérienne et aurait inspiré l’écrivain Jules Verne pour son « Île Mystérieuse ». Elle représente la toute première traversée par les airs et au-dessus de la mer entre nos deux pays, que nous effectuons de nos jours plus confortablement.

Cette aventure peu banale constitue la meilleure illustration de la longue tradition d’hospitalité et d’assistance de la Norvège et de ses habitants. Nos deux rescapés, qui mouraient de faim, de froid et de fatigue, furent recueillis le plus naturellement du monde par les habitants du cru. Qu’on imagine la surprise de Paul Rolier et Léon Béziers, qui, après avoir atterri sur un vaste plateau recouvert de neige, furent fêtés comme des héros à Seljord, Drammen, puis à Christiania, où la nouvelle de leur formidable voyage les avait précédés. Rolier initia un mouvement de solidarité en faveur des blessés de guerre français, avant d’être rapatrié, avec son compagnon, par le Consul de France.

3 . Je souhaiterais prendre un troisième cas de figure, celui de nombreux hommes de lettres ou artistes norvégiens ayant éprouvé de profondes affinités pour la France. Je ne saurais, bien sûr, être ici exhaustif, et je vais certainement omettre beaucoup de noms, mais je voudrais simplement illustrer mon propos par quelques exemples :

a) Premier exemple, celui de Bjørnstjerne Bjørnson, romancier et dramaturge norvégien illustre, Prix Nobel de littérature, qui devait prendre parti pour la France lors de la guerre franco-prussienne de 1870 en écrivant un article pour pousser les Etats scandinaves à faire alliance avec notre pays. Il prit de nouveau sa plume pour lancer une souscription afin de venir en aide aux blessés de guerre et aux familles touchées. Pour cette prise de parole, il sera fait chevalier de la Légion d’honneur. Deux décennies plus tard, Bjørnson sera, dès le début de l’affaire Dreyfus, le défenseur inconditionnel d’Alfred Dreyfus en proclamant à plusieurs reprises sa foi en son innocence. Bjørnson décèdera le 26 avril 1910 à Paris, son lieu de séjour d’hiver. Mme Erna Solberg a d’ailleurs dévoilé, le 27 février dernier, une plaque commémorative sur la façade de la maison, à l’angle de la rue de Rivoli, où l’écrivain est décédé lors de son dernier séjour parisien. D’abord inhumé en France, Bjørnson sera ré-inhumé en Norvège, au cimetière de Notre-Sauveur à Oslo.

b) Edvard Munch a effectué pas moins de quatre séjours en France, entre 1885 et 1900. C’est d’ailleurs durant un séjour à Paris en 1889 qu’il apprendra par hasard, dans un journal norvégien, la mort de son père. La même année, il deviendra l’élève de Léon Bonnat. A cette époque, il peindra de nombreux tableaux dans un style impressionniste et pointilliste, où l’on retrouve notamment l’influence de Pissaro. Ultérieurement, il devra une dette aux synthétistes et aux symbolistes français. Je me dois ici de mentionner la très belle exposition Munch-Gauguin qui s’est tenue au musée Munch à Oslo, il y a quelques mois, et qui a mis en exergue plusieurs traits communs aux deux artistes.

c) De son côté, le plus grand sculpteur norvégien, Gustave Vigeland, a assisté à Paris aux cours d’Auguste Rodin et sera ultérieurement inspiré par l’œuvre d’Aristide Maillol.

d) Mentionnons également le peintre Christian Skredsvig, qui séjourna à Paris au début de la décennie 1880, où il passa plusieurs années. Il est d’ailleurs le seul artiste norvégien qui ait gagné une médaille d’or au salon de Paris, grâce à son œuvre « Une ferme à Venoix », présentée au salon de 1881. Il devait être aussi inspiré par le midi de la France et la Corse. Son œuvre se situe dans le droit fil des grands paysagistes français du milieu du XIXè siècle, notamment ceux de l’Ecole de Barbizon. Une très belle exposition, consacrée aux influences françaises et italiennes de l’artiste, au vernissage de laquelle j’ai participé début juin, est actuellement visible dans sa maison natale à Eggedal.

e) Je ne saurais non plus passer sous silence le nom de Fritz Thaulow, qui, lui aussi, vécut longtemps en France et fut influencé par Jules Bastien-Lepage et par l’école de Barbizon. Le musée des Beaux-arts de Caen a d’ailleurs consacré, l’été 2016, une superbe rétrospective à cet artiste, l’un des meilleurs peintres impressionnistes norvégiens, célèbre notamment pour ses scènes d’hiver et de neige, ainsi que pour ses fluides toiles de rivières ou de plans d’eau. Fritz Thaulow fut l’un des co-fondateurs du Salon du Champ de Mars, et participa au jury de l’Exposition universelle de 1889 à Paris. Il rencontra Rodin en 1892, et une vive amitié naquit entre les deux artistes qui échangèrent leurs œuvres. En septembre 1892, il passe par Montreuil-sur mer, et s’installe dans cette petite ville jusqu’en 1894. Bon nombre de ses toiles auront pour thème les bourgades de la baie de Canche et le port d’Etaples. Fritz Thaulow séjourna ensuite à Dieppe entre 1894 et 1898, mais reviendra souvent dans le Pas-de-Calais. Au début du XXème siècle, il poursuivra son voyage en France vers la Bretagne, puis la vallée de la Dordogne.

f) Edvard Grieg devait de son côté donner de nombreux récitals en France, mais, humaniste engagé, on relèvera qu’il annula sa venue à Paris en 1899 pour marquer son indignation après la condamnation d’Alfred Dreyfus par la Cour d’Appel de Rennes. Il reviendra jouer dans notre capitale en 1903, alors qu’il s’y était déjà produit en 1889, 1890 et 1894.

g) Beaucoup plus proche de nous, je voudrais aussi rendre hommage à la grande artiste norvégienne Marianne Heske, qui devait puiser une partie de son inspiration aux portes de Paris, plus précisément au Marché aux Puces de Clignancourt, en 1971, où elle découvrit un carton rempli de têtes de poupées des années 20, en papier mâché. La tête de poupée allait devenir un leitmotiv de son œuvre. Marianne Heske devait d’ailleurs séjourner à Paris pendant quatre ans à l’Ecole des Beaux-Arts, lors de son périple d’études en Europe. En 1980, elle participera au Centre Beaubourg à la biennale de Paris avec le projet Gjerdolea, exposant une hutte, une cabane de la montagne de Tafjord, porteuse de tous les graffiti tracés par les bergers, puis par les randonneurs qui s’y étaient abrités tout au long des trois siècles précédents. Une fois l’événement terminé, Marianne Heske rendra cette cabane à sa montagne, enrichie des graffiti des visiteurs du centre Pompidou. Devenue pendant quelques semaines œuvre d’art par la volonté de l’artiste, la cabane retourna à son statut et à son environnement d’origine.

h) Mentionnons enfin la superbe exposition « les Parisiens » au musée des beaux-Arts de Lillehammer, qui rend hommage à quatre grands peintres norvégiens, élèves de Matisse à Paris entre 1908 et 1910 : Henrik Sørensen, Jean Heberg, Pier Krohg et Axel Revold.

i) Et Ibsen, me diriez-vous ? Je ne l’ai pas mentionné, car il n’a jamais séjourné longtemps en France de son vivant, préférant habiter à Rome, Dresde ou Munich. Mais aujourd’hui, il est l’un des dramaturges étrangers les plus joués en France avec Shakespeare et Tchekhov. En 2014, le metteur en scène français Stéphane Braunschweig avait monté le « Canard Sauvage » pour l’ouverture du festival Ibsen au théâtre national d’Oslo, et il va présenter, dans moins de deux mois, à Oslo, toujours dans le cadre du festival Ibsen, un autre chef-d’œuvre du dramaturge norvégien, Solness le Constructeur.

Puisque j’ai beaucoup parlé d’histoire, je ne peux m’empêcher non plus de rappeler que 2018 verra en septembre le 200ème anniversaire du couronnement du Maréchal Bernadotte, dénommé ici Charles XIV Jean (Karl Johann), comme roi de Norvège à la cathédrale de Nidaros. Plusieurs expositions au palais royal d’Oslo, au manoir d’Eidsvoll et au musée de l’archevêché à Trondheim vont commémorer cet événement.
Je conclurai en soulignant que 2018 a été proclamée l’année de la coopération éducative et scientifique franco-norvégienne. Le moment culminant aura lieu à Rouen, le 24 septembre prochain, avec la célébration du centième anniversaire de la section norvégienne du lycée Pierre Corneille et la signature d’un nouvel accord-cadre sur la coopération entre nos deux pays dans les domaines de l’éducation, de la recherche scientifique, de l’innovation, de la culture, de l’enseignement supérieur et de l’industrie. Quel beau symbole que ce retour aux sources, aux origines de la relation franco-norvégienne qui a toujours été placée sous le signe de la paix depuis la signature du Traité de Saint-Clair-sur-Ept, en Normandie, en 911 par le chef Viking Rolon et le roi Charles III le Simple ! Rappelons qu’aux termes du traité, Charles III donnait en fief à Rolon le diocèse de Rouen et des territoires le long de la Seine, bases du futur Duché de Normandie. En échange, Rolon s’engageait à être baptisé et à empêcher toute nouvelle incursion de Vikings. Il tint sa promesse, ce qui n’a rien d’étonnant puisque nous savons tous que la confiance, fondée sur le respect de la parole donnée, est un des traits majeurs de la société norvégienne.

Ce centenaire de la section française du lycée de Rouen, c’est aussi la fête de tous ceux, ici en Norvège, qui ont choisi la France pour y faire des études, au lycée ou à l’université, pour quelques mois ou quelques années. Un voyage qui vous aura marqués, transformés parfois. Vous êtes des milliers à l’avoir entrepris et vous êtes, pour nous, des amis inestimables.

L’institut français a organisé un concours pour que vous puissiez témoigner de cette expérience. Il y a des contributions magnifiques, que vous pouvez retrouver sur le site de l’institut. Et nous avons, parmi nous, certains lauréats, dont une que je voudrais saluer : Mme Beate Cecile Moen. Vous étiez en France en 1998, à Orléans (je note qu’il s’agissait de l’année où la France est devenue championne du monde de football pour la première fois !).
Madame, vous habitez aujourd’hui à Sogndal, où vous enseignez, et votre rêve est d’ouvrir un restaurant français dans cette sublime région des fjords.
Bienvenue parmi nous et merci d’avoir fait le voyage pour être là.

Je dois enfin rappeler que la France commémorera solennellement le 11 novembre 2018 l’armistice signé entre les puissances alliées et l’Allemagne qui mettait fin aux combats de la Première Guerre mondiale sur le front occidental. Cette commémoration, à laquelle ont été invitées les autorités norvégiennes au plus haut niveau de l’Etat, honorera les millions de victimes de ce conflit mondial et invitera aussi, au-delà du souvenir, à réfléchir à l’organisation du monde actuel et à la responsabilité collective, qui est la nôtre, de renforcer la paix et la gouvernance mondiales à la lumière des enseignements de la Première Guerre mondiale et des tentatives de construire une paix durable qui ont suivi celle-ci. C’est la raison pour laquelle sera inauguré, l’après-midi du 11 novembre, le Forum de Paris sur la Paix, consacré aux enjeux et aux solutions de gouvernance mondiale, par les Chefs d’Etat et de gouvernement invités par la France.

Pour terminer, je souhaiterais remercier nos sponsors, Total, Renault, Bertel-O-Steen-Peugeot, ALD Automotive, Olivenlunden, Sébastien et Bruno, Pernod Ricard, A la carte, Oluf Lorentzen, Sarazac, United Bakeries, et enfin les personnels de l’Ambassade et de la Résidence qui ont contribué au succès de cette manifestation.

Vive la République, vive la France !
Vive la relation d’estime et d’amitié entre la France et la Norvège !


14 juillet 2018. Crédits photo : Ambassade de France en Norvège / service de presse et de communication

14 juillet 2018. Crédits photo : Ambassade de France en Norvège / service de presse et de communication

14 juillet 2018. Crédits photo : Ambassade de France en Norvège

14 juillet 2018. Crédits photo : Ambassade de France en Norvège

publié le 16/07/2018

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